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La Paracha

Chabbat Haazinou

(Grâce à la mobilisation exemplaire de chacun et chacune d’entre vous permettez au Centre Rachi de continuer les fameux kiddouch du chabbat. Nous comptons sur vous en vous remerciant par avance.)

Etre prêt

Le cantique de Haazinou, qui entremêle remontrance adressée à Israël et prophétie destinée à l’ensemble des générations, débute par un verset étonnant :
 
« Écoutez, cieux, et je parlerai ;que la terre entende les propos de ma bouche »(Deutéronome, chapitre 32, verset 1)

Pourquoi est-il demandé aux cieux et à la terre d’écouter et d’entendre ?
  • N’est-ce pas des seuls êtres humains qu’il est exigé d’accomplir les paroles de l’Éternel ?   • De plus, pourquoi est-ce à la deuxième personne que Moïse notre maître s’adresse aux cieux – « Écoutez, cieux » – tandis qu’il se réfère à la terre à la troisième personne – « que la terre entende » ?  
Rachi traite de la première question et explique que le ciel et la terre sont des témoins permanents, existant pour toujours, et qu’il est possible par leur biais de rétribuer Israël pour ses actions.
Si, à Dieu ne plaise, Israël enfreignait l’Alliance, le ciel retiendrait ses pluies et la terre ne donnerait plus son produit. 
Si, en revanche, Israël était fidèle à l’Alliance, il jouirait de l’abondance des pluies et d’une grande bénédiction dans sa récolte et la production de la terre.
 
Certains auteurs expliquent que les cieux et la terre sont une métaphore, représentant la permanence du message : ciel et terre ne sont point sujets à la destruction ; de même, la prophétie divine se maintiendra assurément, et ne sera jamais effacée.

D’autres voient dans « les cieux » (hachamaïm) une métaphore désignant les gens importants, placés au-dessus du commun du peuple ; et, dans « la terre », la métaphore des gens simples, qui peuplent la terre.
 
Moïse s’adresse à la deuxième personne aux notables, aux dirigeants du peuple, exigeant d’eux d’écouter ses paroles, de servir d’exemple au grand nombre, de façon que tous les gens simples, eux aussi, affluent dans une juste et bonne direction. Aux dirigeants de la collectivité, on peut tenir un langage dur : « et je parlerai » (va-adabera, verbe formé sur la racine davar, qui connote la fermeté), afin de leur exprimer de grandes et claires exigences ; mais au reste du peuple, il y a lieu d’octroyer une Torah plus douce que le miel, de faire entendre à leurs tendres oreilles « les propos de ma bouche » (imré fi, basé sur la racine amar, qui exprime la douceur).

Les hommes simples sont parfois de parfaits réceptacles : sans qu’ils tendent l’oreille, et sans que l’on s’adresse à eux de manière directe, ils entendent.
 
« Que la terre entende les propos de ma bouche » : la terre entendra d’elle-même, de par sa nature. S’exprime ici la foi dans l’aptitude à la sainteté enfouie en chacun, dans la disposition, implantée en soi, à recevoir la parole de l’Éternel.

Rav Shaoul David Botschko

www.lichma.fr

 

CENTRE RACHI NETANYA

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